Par notre partenaire Lagoped :
Sept heures du matin, -8 °C au départ du plateau et six heures de marche en raquettes avant le bivouac. En hiver, un équipement ne se juge pas au parking mais à la troisième heure, quand la transpiration de la montée rencontre le vent de la crête. Bien choisir son équipement de trek en hiver et ses vêtements de randonnée, c'est d'abord apprendre à gérer l'humidité et la chaleur sur toute une journée.
Le système des trois couches, base de l'équipement de trek hivernal
Une seule grosse veste ne suffit pas. En montée, le corps produit beaucoup de chaleur ; à la pause, il se refroidit en quelques minutes. La réponse tient en un principe : superposer des couches fines, chacune avec un rôle précis, et en ajouter ou en retirer selon l'effort. C'est le rythme de la marche qui décide, pas la météo du matin.
Première couche : évacuer avant de réchauffer
Au contact de la peau, la priorité est de sortir la transpiration du tissu. Le coton est à éviter : il garde l'eau et vous refroidit dès que vous ralentissez. On choisit une matière synthétique ou de la laine, près du corps, en haut comme en bas : un maillot manches longues et un collant suffisent pour la plupart des journées entre -10 °C et 0 °C.
Deuxième couche : isoler selon l'effort
Pendant la marche, une polaire respirante fait le travail. La doudoune, elle, reste dans le sac pour les pauses, le pique-nique et le camp. La règle de terrain est simple : on l'enfile dès l'arrêt, avant d'avoir froid, et on la retire avant de repartir. Une couche isolante portée en montée se gorge d'humidité et perd une partie de son pouvoir isolant pour le reste de la journée.
Troisième couche : bloquer le vent et la neige
Le vent est le premier facteur de refroidissement en hiver. À -5 °C, un vent de 30 km/h donne une température ressentie proche de -13 °C. La couche extérieure doit donc être coupe-vent, imperméable et surtout respirante. Deux chiffres aident à comparer : une colonne d'eau d'au moins 10 000 mm pour résister à la neige humide, et un indice RET le plus bas possible. En dessous de 13, une membrane est considérée comme très respirante ; au-delà de 20, la condensation s'installe dès que le rythme monte. Les zips de ventilation et une capuche assez large pour passer par-dessus un bonnet font la différence sur une longue journée. Pour comparer ces critères, vous pouvez parcourir les vestes techniques pour homme et les vestes de montagne pour femme conçues pour ces conditions.
Mains, pieds, tête : les détails qui font la différence en trek hivernal
Les extrémités se refroidissent les premières. Pour les mains, prévoyez deux paires : des gants fins pour la marche et des moufles pour les pauses ou le vent fort. Le bonnet s'enlève et se remet vingt fois dans la journée, d'où l'intérêt d'un modèle chaud qui ne gratte pas, comme les bonnets en laine recyclée, doublés ou non selon votre sensibilité au froid.
Côté pieds, des chaussures montantes imperméables, compatibles avec les fixations de raquettes, et une paire de guêtres pour empêcher la neige d'entrer par le haut. Gardez une paire de chaussettes de rechange au sec, dans un sac étanche : au bivouac, c'est souvent le meilleur moment de la soirée. N'oubliez pas les lunettes de soleil : la neige réverbère une grande partie du rayonnement, une catégorie 3 est un minimum et une catégorie 4 se justifie en altitude ou sur un plateau très dégagé.
Pour un trek de plusieurs jours avec nuit sous tente, le matériel de couchage compte autant que les vêtements. Un sac de couchage avec une température de confort autour de -10 °C et un matelas isolant d'une valeur R d'au moins 4 évitent les nuits blanches. Une bouteille isotherme remplace la gourde, qui gèle dès que la température descend nettement sous zéro.
Ce qu'on attend d'un vêtement technique quand on marche l'hiver en montagne
Un vêtement de trek hivernal travaille dur : frottements des bretelles du sac, neige, lavages répétés. Sa durée de vie compte autant que ses performances le premier jour. C'est l'approche de Lagoped, marque outdoor française basée à Annecy, qui conçoit des vêtements à partir de matières recyclées et les fait assembler dans des ateliers de l'Union européenne.
Une question revient souvent chez les randonneurs : les traitements déperlants, c'est du PFAS ? Pendant longtemps, l'industrie textile a utilisé ces composés fluorés pour faire perler l'eau. Leur usage est désormais interdit dans l'habillement en France, et Lagoped n'en a jamais utilisé depuis sa création en 2018. Les vestes imperméables de la marque reposent sur une membrane Sympatex et un traitement déperlant sans PFAS, à réactiver de temps en temps avec un spray adapté. Les vêtements bénéficient de la garantie légale de conformité de 2 ans, complétée par une garantie commerciale de 5 ans, et peuvent être réparés plutôt que remplacés. Pour composer une tenue complète, des sous-couches aux pantalons, les trois couches suivent la même logique de fabrication.
Préparer son premier trek en hiver
Marcher dans la neige demande plus d'énergie qu'en été : comptez une progression d'environ 2 à 3 km/h en raquettes sur terrain vallonné, contre 4 km/h sur un sentier sec.
Raccourcissez les étapes, partez tôt pour profiter de la lumière.
Avec un équipement de trek en hiver bien pensé, chaque couche à sa place et les extrémités protégées, la montagne enneigée devient un terrain accessible. Il reste à choisir son itinéraire et à profiter du silence des plateaux sous la neige.
Crédits photos : Lagoped
Amarok et Lagoped sont partenaires.
Amarok a d'ailleurs rejoint l'école d'aventures de Lagoped ! Découvrez toute l'histoire ici !