Tétras lyre au crépuscule – Vercors sauvage
Le journal d'Amarok

PODCAST : VOYAGE EN ORNITHOLOGIE épisode 1, A L'AFFÛT DU TETRAS-LYRE

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Quentin Flipo, guide naturaliste au micro du podcast "Histoires Naturalistes" !

Originaire de la Côte d'Opale et passionné d'ornithologie depuis l'enfance, Quentin FLIPO s'est installé dans les Alpes après une année de voyage en Écosse dédiée à la photo. Aujourd'hui guide naturaliste Amarok, il partage son amour du monde sauvage sur le terrain.


Découvrez Quentin invité du podcast Histoires Naturalistes, de Laurent CISTAC.

Parade tétra-lyre en Vercors

Dans ce nouvel épisode, partez avec Quentin dans le Vercors, au cœur du mois d'avril, pour une inoubliable initiation à l'affût des Tétras-Lyres.


Saviez-vous que cet oiseau emblématique affronte les hivers rigoureux en s'enfouissant directement sous la neige pour s'isoler du froid, ou qu'il déploie sa célèbre queue en forme de lyre lors de parades spectaculaires sur ses arènes de chant ?


Entre stratégies de survie dans la « zone de végétation de combat » et décryptage de sa biologie, Quentin vous dévoile tous les secrets de ce fascinant habitant de nos montagnes.

De l'installation de la tente-affût la veille au soir sur les hauts plateaux jusqu'au respect des distances pour observer sans perturber, il partage l'envers du décor d'une observation naturaliste authentique ! 

L'EPISODE DE PODCAST VU PAR LE PODCASTEUR

Laurent CISTAC, le créateur du podcast Histoires Naturalistes, a suivi Quentin à travers le Vercors. Il nous raconte son expérience, de son côté du micro. 
"Ce jour là d’avril, à 4 h du matin, à la limite supérieure des forets dans le Vercors, le jour ne s’est pas encore levé. Il fait nuit. Ca tombe bien, pour faire des enregistrements sonores, pas besoin de lumière ! Un casque audio sur les oreilles et un micro à la main, c’est parti pour rejoindre un affût que nous avons construit la veille au soir. Si tout va bien, devant la place de chants, on devrait assister aux combats de Tétras-lyre. Si tout va bien, car dans la Nature, rien n’est jamais garanti, rien n’est jamais sûr. Tant mieux ! Mais Quentin, le guide naturaliste qui encadre le séjour, lui, il est confiant.

Donc j’accompagne le petit groupe de personnes qui s’initie à l’ornithologie et il commence fort.
De part le sujet même : le Tétras ne se donne pas à voir si facilement. Et d’autre part, par la présence de cet ornithologue expert à la patience sans limite.
Patience et pédagogie : Quentin communique la façon d’identifier les oiseaux et il donne une somme de connaissances impressionnante sur la biologie des espèces ! Alors, l’accompagner pour faire deux podcasts, je dois dire que c’est un régal pour les oreilles que de l’écouter.
Mais pour le moment, là dans la nuit, personne ne parle, et ça, j’adore : on fait le minimum de bruit, juste les pas dans la neige sous un ciel froid et étoilé.
Le groupe rejoint l’affût composé de filets de camouflages à bonne distance de la place de chants : il ne s’agit pas de déranger les oiseaux.
Donc, les conseils et directives de Quentin : on évite les mouvements, on ne parle pas ou juste à voix basse, on ne sort sous aucun prétexte de l’affut. Jamais avant la fin des parades de Tétras, quand le soleil sera déjà bien sorti.

Dans la pénombre du jour qui se lève, dans la torpeur du manque de sommeil d’une nuit un peu courte, on attend, et on se caille copieusement. Mais ça fait partie du truc, et ce sera vite oublié par la suite.

La suite ? Quentin aperçoit un premier Tétras dans la longue-vue. Et les premiers roucoulement et chuintement de l’oiseau, d’abord lointains, puis plus forts et plus proches, se font entendre. Le micro sensible capte ce monde sonore. La nature, le monde sauvage s’écoute avant de se voir, et c’est ce que je préfère.
C’est dans le silence de l’affut, à peine quelques clics d’appareils photos, que l’on perçoit notre chance d’assister sans être perçu, de voir et d’écouter sans déranger.

Alors non seulement les membres du groupe, apprentis photographes et apprentis “birds-watchers” apprennent la technique de l’affût, mais ils en apprennent aussi sur eux-mêmes. Ils savent désormais qu’ils peuvent observer sans bouger pendant des heures, que la découverte du “sauvage” n’est pas immédiate, mais il faut bien faire quelques efforts pour y parvenir. Qu’on ressent un ravissement auditif à l’écoute des oiseaux, qui nous donne à réfléchir sur la beauté de ce monde sauvage à préserver à tous prix !

On acquiert même comme une philosophie du bonheur d’être là, en témoin discret. La chance d’être là."
Laurent

Pour aller plus loin

Cerf élaphe en brame dans les alpages du Vercors

Plongez dans l'ambiance : écouter le podcast dédié au Tétras-Lyre sur Histoires Naturalistes.

(L'épisode 2 sur les flamants roses est en préparation !) 


Envie de vivre l'expérience sur le terrain ? 
Retrouvez en détails le séjour proposé par QuentinVagabondages animaliers, du Vercors à la Camargue.
Au programme des observations : cerfs élaphes, tétras-lyres, vautours fauves, vautours moines et, avec un peu de chance, gypaète barbu... Flamants roses, limicoles, hérons, aigrettes et tant d'autres ! Autant d'espèces qu'il sera peut-être possible d'apercevoir au fil de ces paysages, la nature gardant toujours sa part de mystère.
Crédits photos : La Belle Échappée, Quentin Flipo,  Joël Estienne